La boxe thaïlandaise, ou muay-thaï (thaï : มวยไทย, « boxe du peuple thaï »), abrégée en boxe thaï, est un art martial classé enOccident parmi les boxes pieds-poings.

La boxe thaï trouve son origine dans des pratiques martiales ancestrales, notamment dans le muay boran (boxe traditionnelle) et le krabi krabong (pratique avec les armes). Elle est la plus populaire des boxes du Sud-Est asiatique (boxe birmane, boxe khmère, boxe laotienne, boxe vietnamienne) et doit sa popularité au fait qu’elle est une discipline nationale professionnalisée. Sa pratique permet à de nombreux pratiquants, athlètes (même très jeunes), entraîneurs, managers et promoteurs, d'en vivre. Elle représente un marché lucratif en Thaïlande générant autour d’elle une économie non négligeable. Comme ses cousines elle a la réputation d’être une pratique de combat particulièrement violente et on lui reproche surtout de répandre l'idée que « tous les coups sont permis ».
 

Présentation

Le muay-thaï est la forme moderne (codifiée au début du xxe siècle) du muay-boran lui-même issu du Pradal Serey (ancienne boxe libre khmère codifiée à la même époque appelée depuis le Kun Khmer), ainsi que de certaines pratiques martiales traditionnelles (dont quelques-unes sont inspirées du comportement animal). Parmi les styles les plus connus, on trouve :

  • le muay-chaiya ou « muay-giow » (style du Sud), ce style du xixe siècle met l’accent sur la vivacité d’esprit afin de trouver des stratégies efficaces. La posture est anguleuse, ladéfense est privilégiée et les techniques de coude et genou sont particulièrement marquées. On utilise des techniques issues des animaux (notamment le tigre).
  • le « muay-korat » (Est et Nord-Est), privilégie un travail en force, telles les techniques de buffle.
  • le « muay-lopburi » (région centrale), l’accent est mis sur une gestuelle intelligente (travail sur les variations de trajectoire et les feintes d’arme).
  • le « muay-thasao » (Nord), les techniques consistent à prendre de vitesse l’opposant
et les styles thématiques tel les techniques du singe blanc (dit d’Hanuman).

Une formule résume les principaux styles du muay-boran : « Le poing puissant du Korat, l’esprit du Lopburi, la posture du Chaiya et la vitesse du Thasao. » (thaï : หมัดหนักโคราช ฉลาดลพบุรี ท่าดีไชยา เร็วกว่าท่าเสา). Ces pratiques non compétitives de l'art de combat thaïlandais sont regroupées (en Thaïlande) dans le vocable « mae-mai muay-thaï ».

La pratique de la boxe thaïlandaise est considérée comme sport national en Thaïlande. De nombreux petits clubs d'entraînement (appelés « camps ») parsèment le pays et accueillent les jeunes à partir de sept ans. Les combats importants sont régulièrement retransmis tous les samedis et dimanches par les chaînes de télévision régionales et nationales.

 
Entrée du Rajadamnoen.

Les deux stades de muay-thaï les plus connus se trouvent à Bangkok : ce sont le stade de boxe du Lumpinee et celui du Rajadamnoen. Connus dans le monde entier, ils sont considérés comme la référence absolue en muay-thaï. Le stade du Lumpinee est situé sur Rama IV Road, près du Lumpinee-park et géré par le gouvernement, tandis que le stade du Rajadamnoen, plus prestigieux et ancien, se trouve sur Rajadamnoen Nok Road, en face du quartier général de l'armée royale thaïlandaise, qui le gère.

Chez les professionnels, le combat se déroule en cinq rounds de trois minutes. Il est précédé par une « danse » rituelle : le ram-muaydurant laquelle le nak-muay (boxeur) porte le mongkon (bande de tissu autour de la tête pour marquer la tradition du peuple thaï et, entre autres, manifester le respect à son entraîneur et pour optimiser sa perception mentale). Cette danse est composée de gestes codifiés exécutés par les deux adversaires individuellement et qui peuvent être propres à chaque école ou style de muay-thaï.

Un petit orchestre composé d'un tambour, d'une cymbale et d'un hautbois nasillard (pi), rythme les différentes manches du combat (rounds).

Les coups autorisés sont les suivants : coups de poing, de coude, de genou et de pied. Les corps-à-corps peuvent être assez longs, et sont souvent l'occasion de coups de genou et peuvent se terminer par une projection voire être interrompus par l'arbitre. Le coup de pied circulaire à différentes hauteurs (tête, tronc et cuisses) est souvent délivré avec letibia. Le coup de pied circulaire semble le plus usité et est souvent considéré comme le « coup de base » du combattant de compétition.

Les télévisions du monde entier retransmettent les grands combats de muay-thaï en Thaïlande et au Japon particulièrement le spectaculaire tournoi du K-1 (kick-boxing japonais) avec ses 20 000 spectateurs et ses bourses de plus de 200 000 $. Cette forme tenant en grande partie du muay-thaï et du karaté japonais (style kyokushinkai) a été influencée également par de nombreuses pratiques du Sud-Est asiatique, notamment par la boxe birmane (lethwei) et la boxe khmère (kun-khmer).

 

Le K-1 est une organisation sportive promouvant une forme de kick-boxing japonais créée en 1993 au Japon parKazuyoshi Ishii (fondateur du courant de karaté Seidokaikan). Le K fait référence aux arts martiaux qui sont lekaraté, le kung fu, le tae kwon do et le kick-boxing1.

L'organisation est tenue par le Fighting and Entertainment Group (FEG) au Japon. Le K-1 comprend deux types de combat chacune avec ses particularités: le K-1 Grand-Prix, le K-1 MAX, auquel s'ajoute le Hero's.

 

Origine

 
Le K-1 Grand Prix de Hong-Kong en 2008.

Kazuyoki Ishii fonde l'école de karaté de Seidokan à Osaka où il enseigne les arts martiaux, il organisera en 1982 son premier tournoi de karaté à Osaka. Les élèves de son école quelques années plus tard remportent des titres nationaux au Japon, permettant à Kazuyoshi d'acquérir une solide réputation. En 1993, il décide d'organiser un tournoi en révolutionnant les règles, désireux de voir s'affronter les combattants de karaté et de kickboxing. Ce tournoi sera le premier K-1 Grand Prix, organisé à Tokyo et remporté par le Croate Branko Cikatić où aucune limite de poids n'est prévue et où tout combattant pouvait s'exprimer ; d'autres événements du même type auront lieu dans l'année à côté du K-1 Grand prix qui aura lieu annuellement. Le K-1 MAX (Middleweight Artistic Xtreme) sera créé en 2002 où les combattants ont un poids limités à 70 kilos avec les mêmes règles que le K-1 Grand Prix. Enfin une troisième catégorie verra le jour en2005 : le Hero's où différentes catégories de poids sont mises en place et où l'on pratique le combat libre (MMA).

Plage horaire:
 
Enfant
  • Mardi de 18h00 à 19h30
  • Jeudi de 18h00 à 19h30
  • Samedi de 13h30 à 15h00

Adulte 

  • Lundi de 19h30 à 21h00
  • Mardi de 19h30 à 21h00
  • Mercredi de 19h30 à 21h00
  • Jeudi de 19h30 à 21h00

 

Responsable: Sinani Behar, Raul 
Tél.: 0489/82 45 12

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